Face à la recrudescence inquiétante des cas de rage dans l'ouest du pays, l'Antenne Régionale de l'Institut National d'Hygiène Publique (INHP) a initié, le mardi 5 mai 2026, une séance cruciale de renforcement des capacités au profit du personnel soignant du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Guiglo.
Cette rencontre, qui s'inscrit dans le plan d'action annuel de l'INHP, visait à harmoniser les protocoles de prise en charge et à sensibiliser les praticiens sur l'urgence de la réponse face à cette maladie mortelle mais évitable.
La rage demeure un défi de santé publique majeur dans les régions du Cavally et du Guémon. Les experts de l'INHP ont rappelé que la survenue de cas y est devenue très récurrente ces dernières années.
La lutte efficace repose sur un triptyque essentiel : la sensibilisation, la prévention et, surtout, une orientation rapide des victimes.
Lors des échanges, les formateurs, dont M. Djaponon Kabran Venance (point focal rage) et M. Kouamé Kouassi Marc (infirmier diplômé d'État), ont insisté sur le caractère irréversible de la maladie.
« Une fois que les premiers signes cliniques apparaissent, il est pratiquement impossible de sauver le malade », ont-ils averti.
Dès lors, la conduite à tenir pour le personnel soignant est stricte : tout patient présentant une notion d'exposition (morsure, griffure ou léchage par un animal à sang chaud) doit, après avoir reçu les premiers soins d'urgence, être immédiatement référé à l'antenne INHP pour une prise en charge vaccinale complète.
La séance a bénéficié de la présence effective de vingt-cinq professionnels de santé, dont l'économe du CHR, M. Koulahi Olivier, et le Chef d'antenne INHP de Guiglo, M. Ouattara Pénatibi.
La rencontre s'est achevée dans un esprit de collaboration et de partage d'expériences. Pour l'INHP, l'objectif est clair : transformer chaque soignant du CHR en un maillon fort de la chaîne de détection et de prévention pour bouter la rage hors de la région du Cavally.